Malgré une chaleur intense, 28 randonneuses et randonneurs de Lo Capial ont découvert la région de Foix à travers trois moments forts. La première journée a consacré le tour des hameaux de Serres-sur-Arget, explorant certains des 23 villages de la vallée de la Barguillère au sein d’un paysage vallonné mêlant campagnes et forêts. La seconde randonnée, au Prat d’Albis, a offert des points de vue spectaculaires depuis le sommet du Picou sur la Barguillère, le Plantaurel, la plaine ariégeoise et la ville de Tarascon, le tout en croisant des troupeaux de vaches et de chevaux pour des instants véritablement bucoliques comme le repos d’un poulain protégée par sa maman. Pour clore le séjour, une boucle autour du célèbre château de Roquefixade a permis de traverser des prairies verdoyantes et des forêts rafraîchissantes de hêtres et de châtaigniers, avant d’atteindre une crête offrant une vue panoramique sur une grande partie des Pyrénées ariégeoises. Face à la canicule, le groupe a profité des fraîcheurs matinales en quittant le camping dès 6h30, pour se rattraper par une baignade salvatrice dans la piscine l’après-midi où au bord des cascades de Roquefort les Cascades, le tout ponctué de bonne humeur et d’une chorégraphie « montagnarde » animée par les nouveaux « randonneurs séjours » : Patricia et Jacques S, Anne-Marie et Hubert R ainsi que Claude B. Sans oublier bien sûr la visite du célèbre château de Foix et la démonstration de quelques joyeux volontaires pour faire fonctionner le trébuchet, réplique d’une machine de guerre médiévale, fabriquée en 2018 à Cordes-sur-Ciel.
Merci à vous tous pour votre bonne humeur, votre acceptation des modifications que nous avons dû apporter et pour les résident.e.s du bungalow ensoleillé, c’est promis : au prochain séjour vous serez en « first classe rando » !
A bientôt pour de nouvelles aventures, Fabienne, Michou, Pascale
Voir les photos ici : https://NAS-LOCAPIAL.quickconnect.to/mo/sharing/lYj24ytGu
Quelques éléments historiques glanés entre autres sur les sites de l’ office de tourisme de Foix et de la commune de Roquefixade.
Foix
Foix, préfecture de l’Ariège, est une charmante ville logée au croisement de deux rivières, l’Ariège et l’Arget. C’est d’ailleurs de cette particularité que le nom de la ville viendrait ! Foueich (la fourche).
La ville, développée au pied du château de Foix, est surplombée par le Prat d’Albis (1200m d’altitude), les terrasses du Pech (850 m) et le Saint-Sauveur (700m) ; entre piémont et montagne elle symbolise la porte d’entrée vers les Pyrénées Ariégeoises.
Les romains sont les premiers à apprécier le site et construisent un fort sur le piton rocheux. Au XIIème siècle, une vie urbaine se développe autour de l’abbaye Saint Volusien (849) et du château élevé avant l’an mil. Illustre propriétaire des lieux, Gaston Fébus le « Lion des Pyrénées » séjournera quelques temps au château comtal lors de visites sur ses terres.
Foix connaît son apogée économique au XIVème. Elle doit son prestige à son rôle de capitale comtale, toujours conservé, de siège des Etats de Foix et des Gouverneurs du Pays de Foix.
Le Château de Foix
Le Château des Comtes de Foix, avec ses hautes murailles et ses trois tours, se dresse au confluent de l’Arget et de l’Ariège, sur un imposant piton rocheux qui domine la ville médiévale de Foix, à 450 mètres d’altitude.
Du haut de ses tours, ce sont plus de 1000 ans d’Histoire qui s’offrent aux visiteurs.
Une position stratégique : Le roc calcaire sur lequel est construit le Château de Foix abrite des grottes préhistoriques dont certaines ont livré des traces d’occupation humaine. Pourtant, le rocher n’a été réellement habité qu’à partir de l’époque gauloise (VIe siècle av JC – Ve siècle de notre ère). La présence d’une agglomération à Foix est avérée depuis le Haut Moyen-Âge (Ve – Xe siècle).
La première mention écrite du Château de Foix date des alentours de l’an Mil. Il se compose alors d’une seule tour et de son enceinte. Mais ce n’est qu’au cours du Xe siècle qu’il devient le centre des pouvoirs du nouveau comté de Foix. Cette position stratégique et la richesse de son territoire ont fait l’objet de nombreuses convoitises au cours des siècles. Si l’édifice a été assiégé, il n’a jamais été pris par la force.
En effet, le piton rocheux d’une soixantaine de mètres au dessus de la ville permet une surveillance et une défense efficaces.
Un passé prestigieux : Tantôt résidence seigneuriale, caserne, prison ou musée, le Château de Foix a su demeurer. Chacun des vingt-deux seigneurs de Foix a façonné un riche et vaste territoire s’agrandissant au fur et à mesure des alliances matrimoniales, des héritages et des conflits victorieux. D’abord résidents au sein du comté de Foix, les seigneurs partent vivre en Béarn au début du XIVe siècle.
Tout au long du Moyen-Âge, le Château de Foix est le centre de commandement de la puissante seigneurie comtale de Foix. Lorsque Roger le Vieux, comte de Carcassonne, meurt vers 1012, il lègue les terres de Foix à son fils Bernard qui devient ainsi le premier comte de Foix.
À cette époque, aucune autorité royale ne s’applique sur cette région ; les seigneurs sont alors les personnages les plus importants de la société, détenteurs de l’autorité publique. Au cours des XIe et XIIe siècles, le Château de Foix devient un centre stratégique à partir duquel les comtes asseyent leur pouvoir sur un territoire compris entre le Comminges, Toulouse et Carcassonne. Au XIIIe siècle, la croisade contre les Albigeois change radicalement la géopolitique régionale et permet à la royauté française de s’étendre sur le toulousain, puis sur le comté de Foix. Au XIVe siècle, les comtes de Foix rassemblent de vastes territoires dans leur dépendance dont le Béarn (au nord-ouest des Pyrénées). C’est ainsi que, depuis Orthez, règne le plus célèbre des comtes de Foix : Gaston Fébus (1331-1391). Durant la guerre de Cent Ans, les différents comtes de Foix s’attachent à conserver une certaine neutralité, gage d’indépendance vis-à-vis des royautés anglaises et françaises. À la fin du Moyen-Âge, alors que les comtes de Foix deviennent rois de Navarre, leurs liens familiaux et idéologiques avec la cour de France progressent. Le dernier comte de Foix, Henri III, roi de Navarre, est ainsi sacré roi de France à Chartres. Il devient le « bienaimé » Henri IV. De fait, le comté est annexé à la couronne en 1607.



